Horizon.
Oh horizon vaste et lointain, toi qui perd notre regard et qui nous fait rêver milles paysages, toi qui éveille l'imagination et l'envie de découverte, toi qui attire la curiosité et la nécessité de mouvement.
Oh horizon vaste et lointain, toi qui illusionne notre esprit rêveur, toi qui manipule nos sentiments libertaires et aventureux, toi qui titille le désir d'avancer pour nous perdre à jamais ... ou au contraire, pour nous apporter la vitalité.
Dio est mort, mon esprit erre et mon coeur semble s'être calmé.
Ressentir est important, subir est destructeur. Il est des jours où l'avenir nous apparait incertain. Cette incertitude qui à la fois nous tétanise mais qui nous fascine, que l'on désire. Cette incertitude trompeuse qui peut nous faire rater des marches ou au contraire réussir des sauts d'obstacles. Elle est propre à chacun, vitale ou mortelle.
Et après tout, n'est ce pas une illusion que de vouloir se projeter dans l'avenir, chercher notre futur hypothétique et se dégager peu à peu de l'instant présent et des réalités premières qui l'influent. A coup sûr la réponse est positive mais ... l'homme a besoin de se rassurer, d'avoir un chemin balisé et d'être certain de là où la route mène (sentiment que l'on retrouve dans la culture notamment). C'est donc quelque part un frein à la nouveauté, ou plutôt à la vie en elle-même dans ce qu'elle apporte d'imprévus et de situations inattendues qui construisent vraiment notre individualité, notre personnalité.
Désarçonnons la retenue et osons l'impossible. Vis ta vie et non celle que l'on impose. Soit toi même et non pas ce que l'on veut que tu sois. Soit comme tu le sens et non comme tu veux te construire.
Ces phrases qui peuvent paraître d'une banalité affligeante montre tout de même ce qui fait défaut à mon sens dans la société actuelle.
Mais à quoi cela sert-il de dire cela, car c'est prétendre être au-dessus du lot et de ne pas être concerné ? Non, c'est prétendre est conscient et réaliste, et non pas détenir la vérité et l'attitude parfaite.
La musique ...
Pourquoi se poser des questions sur la musique ? Pourquoi ne pas seulement vivre l'écoute, la ressentir, en ressortir une quelconque jouissance ou un voyage spirituel ?
Pourquoi vouloir réduire une mélodie, une composition a une vision subjective et donc forcément restreinte par rapport aux possibilités de perceptions des autres subjectivités ?
Pourquoi vouloir se prétendre intelligent en tentant d'utiliser des mots ou formulations compliqués qui ne veulent au final rien dire de plus ?
Et bien je pourrais répondre ... a rien !
Oui tout simplement à rien qu'à exprimer son opinion, réflexion personnelle à propos d'une chose riche et féconde qui impressionne, surprend et titille le comment du curieux.
Et puis, après, à quoi cela sert-il de se demander si telle chose sert à quelque chose ? (je parle bien la france hein ^^)
Putain mais bordel ça sert à faire parler les couillons qui se branlent du ressenti des autres et qui se contrefoutent de ton opinion (ouhla, comment il parle le monsieur).
Mais oui quoi, vivre c'est pas se poser sans cesse la question de l'utilité de tous nos faits et gestes. Justement, c'est même le contraire. C'est restreindre notre existence à une chose contrôlée, paramétrée, et non moi, désolé, je m'en bas les oreilles avec une babouche de cette vie là.
Bon tout cela pour dire que oui, la particularité de la musique, en tant que science, est la perception subjective de l'indivus. Donc forcément, une écoute sera unique pour une personne d'où l'intérêt de partager ce moment avec d'autres et d'enrichir son propre ressenti (je veux dire par là, voir en les propos d'un autre ce que l'on a pu ressentir mais pas savoir le formuler, ou tout du moins y voir des ressemblances, ressemblances qui trouvent explications généralement dans la manière de vivre de la personne, de ressentir les émotions).
Partager une rélfexion sur la musique, c'est donc partager des émotions, comme à propos d'une personne. Ce n'est pas nécessaire, beaucoup préfèrent que cela reste personnel, mai au final, pourquoi ne pas le partager ? Serait-ce un sentiment d'une quelconque honte ? Ou d'inutilité ? (et là on revient au coup de gueule précédent) Ou plutôt on en ressent pas le besoin, ce qui peut paraitre la plus vraisemblable raison.
Mais qu'est-ce qu'on en sait du besoin tant qu'on ne l'a pas fait ? (question ambigüe assurément)
Une goutte d'eau tombe, ondule, tournoie puis s'évanouie.
La voix de Dio résonne au loin, et finit également par s'évanouir.
Mais bien d'autres en prendrons le relai, nul doute.
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire