lundi 5 juillet 2010

Destruction, ou énergie d'une imminente explosion

BOOM !!!!!!!!!
Belle société éclatée, celle d'une hypnose générale, d'une débilité engagée, d'une servitude désespérée, d'un contrôle omniprésent, la mondialisation tentaculaire abrutissant les civilisations et se servant des villes comme des prisons de fers, glaciales, dépressives et lobotomisantes.
Triste quotidient que des esprit habitués à suivre la masse, condamner l'originalité, s'étonner du différent, réprimer les sentiers alternatifs et surtout réprimer ...
Bordel de putain de merde rampante.
La pollution cache constamment l'horizon dessinant l'échec des générations futures et la catastrophe qu'elle soit écologique ou urbaine dans lequel nous a mené ce tout au libéralisme.
Certains pourraient penser que je sombre ici dans une bête et stupide humeur dépressive, celle d'un jeune ne comprenant pas le monde qui l'entoure ... Que de beaux discours pour détourner la réalité. Les journalistes, politiques divers y sont habitués. Adapter un discours, tout faire pour décridibiliser la parole d'autrui, afin de mieux faire passer le suppositoire de la servitude à ces messieurs les zombies. Ouvrez les fesses s'il vous plait !
Le cul bien entrouvert, la jeunesse (je généralise stupidement, mais de toute manière pourquoi prétendre l'intelligence ? non une opinion, oui) engloutit les messages subliminaux, pompent les excréments qu'on déverse quotidiennement dans la masse. Bois, tu iras mieux, plus d'énergie, plus fort, heureux. Oui nous sommes là pour t'apporter le bonheur, toi qui au final ne connaîtra qu'une illusion, un état de végétation mental, toute réflexion étant au-delà des souffrances supportables ...
Au et puis tout, à quoi bon ? Pourquoi s'entêter à être toujours contre, à être mécontent ? Oui continuons à être bichonné par messieurs les dirigeants, les hommes intelligents et dignes de la nation. Oui, ils savent forcément ce qu'ils font, on l'a dit sur TF1 ....

Et vous savez à quoi tout cela me fait penser ? A une putain de réflexion de rébellion. Voilà à quoi on en arrive. On nous a tellement lobotomisé le cervelet que le moindre écart de pensé est d'office décrédibilisé (mouaf, utopie monsieur, arrêter avec vos rêves illusoires). Mais non monsieur, c'est vos promesses que vous vendez qui le sont.

Fuck you. Fuck your city. Fuck your happiness. Fuck your society.
HELL YEAH THEY FUCKING SUCK!

dimanche 23 mai 2010

Abus du divin ou sincérité lumineuse (éphémère ?)

Déambuler, joyeusement, à travers le dédale hasardeux des rues de la ville, dressant un labyrinthe, spirale infernale de l'esprit embrumé.
Humer l'air humide et dense de l'été caniculaire, ruisselant de sueur et écoutant la mélodie du merle enchanteur.
Fumer, boire en profitant de ce silence propice à l'ouïe de la nature ? Orchestration divine d'une vie simple et généreuse, centrée sur le monde et autrui ...
Le cocher sonne, la pirouette éternue, le bocal se vide, silence ...

Désaltéré. Oh toi le beau, vient par ici ! Sors un peu, profites de ta vie ! Cours les bourgs, et vois le pays ; ouvres ton coeur, donnes sens à ta vie ...
Charmes l'élégante, au sourire si délicat ; fais lui les éloges sincères d'un esprit en émois;
Comptes lui ton émotion, à la vue de sa chevelure; Montres lui ta passion, pour ses yeux désirés, désirant l'aventure ...

Distorsion. No peace for life
Just take the time, to enjoy music, to enjoy nature, ton enjoy
joy, fucking bastards, hate, despair, lovely feelings
a paradoxical illusion to a weird, but really sexy, man
yeah come to the paradise and drink, smoke, but ... just look at the rabbit, it's your heart ...

I'm cool, i'm safe.
I'm safe as milk, welcome to my crazy dreams.
Oh and enjoy, really !

mardi 18 mai 2010

Illusion d'une réalité éclatée ou retour amère d'un rêve faussé ...

Horizon.
Oh horizon vaste et lointain, toi qui perd notre regard et qui nous fait rêver milles paysages, toi qui éveille l'imagination et l'envie de découverte, toi qui attire la curiosité et la nécessité de mouvement.
Oh horizon vaste et lointain, toi qui illusionne notre esprit rêveur, toi qui manipule nos sentiments libertaires et aventureux, toi qui titille le désir d'avancer pour nous perdre à jamais ... ou au contraire, pour nous apporter la vitalité.

Dio est mort, mon esprit erre et mon coeur semble s'être calmé.
Ressentir est important, subir est destructeur. Il est des jours où l'avenir nous apparait incertain. Cette incertitude qui à la fois nous tétanise mais qui nous fascine, que l'on désire. Cette incertitude trompeuse qui peut nous faire rater des marches ou au contraire réussir des sauts d'obstacles. Elle est propre à chacun, vitale ou mortelle.
Et après tout, n'est ce pas une illusion que de vouloir se projeter dans l'avenir, chercher notre futur hypothétique et se dégager peu à peu de l'instant présent et des réalités premières qui l'influent. A coup sûr la réponse est positive mais ... l'homme a besoin de se rassurer, d'avoir un chemin balisé et d'être certain de là où la route mène (sentiment que l'on retrouve dans la culture notamment). C'est donc quelque part un frein à la nouveauté, ou plutôt à la vie en elle-même dans ce qu'elle apporte d'imprévus et de situations inattendues qui construisent vraiment notre individualité, notre personnalité.

Désarçonnons la retenue et osons l'impossible. Vis ta vie et non celle que l'on impose. Soit toi même et non pas ce que l'on veut que tu sois. Soit comme tu le sens et non comme tu veux te construire.
Ces phrases qui peuvent paraître d'une banalité affligeante montre tout de même ce qui fait défaut à mon sens dans la société actuelle.
Mais à quoi cela sert-il de dire cela, car c'est prétendre être au-dessus du lot et de ne pas être concerné ? Non, c'est prétendre est conscient et réaliste, et non pas détenir la vérité et l'attitude parfaite.

La musique ...
Pourquoi se poser des questions sur la musique ? Pourquoi ne pas seulement vivre l'écoute, la ressentir, en ressortir une quelconque jouissance ou un voyage spirituel ?
Pourquoi vouloir réduire une mélodie, une composition a une vision subjective et donc forcément restreinte par rapport aux possibilités de perceptions des autres subjectivités ?
Pourquoi vouloir se prétendre intelligent en tentant d'utiliser des mots ou formulations compliqués qui ne veulent au final rien dire de plus ?
Et bien je pourrais répondre ... a rien !
Oui tout simplement à rien qu'à exprimer son opinion, réflexion personnelle à propos d'une chose riche et féconde qui impressionne, surprend et titille le comment du curieux.
Et puis, après, à quoi cela sert-il de se demander si telle chose sert à quelque chose ? (je parle bien la france hein ^^)
Putain mais bordel ça sert à faire parler les couillons qui se branlent du ressenti des autres et qui se contrefoutent de ton opinion (ouhla, comment il parle le monsieur).
Mais oui quoi, vivre c'est pas se poser sans cesse la question de l'utilité de tous nos faits et gestes. Justement, c'est même le contraire. C'est restreindre notre existence à une chose contrôlée, paramétrée, et non moi, désolé, je m'en bas les oreilles avec une babouche de cette vie là.
Bon tout cela pour dire que oui, la particularité de la musique, en tant que science, est la perception subjective de l'indivus. Donc forcément, une écoute sera unique pour une personne d'où l'intérêt de partager ce moment avec d'autres et d'enrichir son propre ressenti (je veux dire par là, voir en les propos d'un autre ce que l'on a pu ressentir mais pas savoir le formuler, ou tout du moins y voir des ressemblances, ressemblances qui trouvent explications généralement dans la manière de vivre de la personne, de ressentir les émotions).
Partager une rélfexion sur la musique, c'est donc partager des émotions, comme à propos d'une personne. Ce n'est pas nécessaire, beaucoup préfèrent que cela reste personnel, mai au final, pourquoi ne pas le partager ? Serait-ce un sentiment d'une quelconque honte ? Ou d'inutilité ? (et là on revient au coup de gueule précédent) Ou plutôt on en ressent pas le besoin, ce qui peut paraitre la plus vraisemblable raison.
Mais qu'est-ce qu'on en sait du besoin tant qu'on ne l'a pas fait ? (question ambigüe assurément)

Une goutte d'eau tombe, ondule, tournoie puis s'évanouie.

La voix de Dio résonne au loin, et finit également par s'évanouir.
Mais bien d'autres en prendrons le relai, nul doute.

mercredi 28 avril 2010

Des questions ou des sentiments ...

Ecrire ...
Pourquoi ? pour s'exprimer ? Partager ?
Penser ...
Pourquoi ? Pour s'enorgueillir ? Flatter son ego ? Construire un semblant de personnalité ?
Vivre ...
Pourquoi ? Pour goûter aux délicieuses saveurs que recèle le monde, l'être humain.

Seul, face à soi même, l'homme est dubitatif. Le qui suis-je, classique mais terriblement profond. Pourquoi chercher à se connaître ? Pourquoi ne pas vivre, simplement, se laisser bercer par le flot des sentiments et des nuages qui tournoient dans notre esprit.
Car l'homme est l'homme. L'homme est curiosité. Il est lui et un autre. Il est ce qu'il pense être, mais à la fois ce que pense les autres.
L'homme n'est rien. Il est expérience, ressenti, vie. L'homme n'est pas définissable, il est.

Parcourir l'horizon, chercher du réconfort dans la grandeur de dame nature. Ressentir la douce nostalgie d'une brise douce et silencieuse. Et s'arrêter. Observer. Juste écouter le silence ...

Sourires. Pleures.
Une âme au loin s'effondre. Une autre non loin de là s'émerveille. Une autre encore aime.
Et moi je vois, je sens, je vie.

Je. Toujours ce je. Terriblement égocentrique et pompeux ? Profondément sincère et personnel ? Je m'interroge sur l'utilité de s'interroger. Je me demande si je. Je ?

Nager. Nager dans l'océan de solitude. Voluptueuse sensation de jouissance et de joie. Délicate amertume d'une vision fine et légère.
Nager. Nager dans la splendeur de l'univers, du cosmos en ébullition. Nager dans l'espace. Nager dans la vie.
Nager. Nager pour ne pas se réduire à marcher. Nager pour progresser en harmonie avec ce qui nous entoure. Nager pour ne pas ressortir. Nager pour survoler et plonger.

Une lueur brille dans la noirceur de la haine. Un cris strident et insupportable résonne dans la vie dictée et définie. Un bonheur grandit au contact d'autrui. Vivre c'est partager. Vivre c'est donner.
Vivre c'est donner la vie. Vivre pour une autre vie, pour d'autres vies.
Vivre.

Une vie aussi futile qu'un soupir dans l'infini ...
Un songe aussi profond qu'illusoire et superficiel ...
Un ressenti aussi claire que confus et inutile ...
Mais, une vie.

lundi 26 octobre 2009

Ulver. Shadows of the Sun.


Un champ vaste se dessine, long, profond, il semble dirigé vers l’infini. Au loin, on aperçoit l’horizon, déserte, anecdotique.
Un murmure me parvient, calme, lent, lointain.
Petit à petit, semble se dessiner une mélodie, de primes abords discrète et timide, mais qui ne cesse de grandir, de se développer, et ainsi de révéler ses couleurs, sa consistance attirante. Mon esprit est happé par ce qui peut être considéré désormais comme une force. La mélodie continue de plus belle, mais semble dérangeante, un soupçon de mystère s’en échappe. Je ne peux m’en extirper, et ne peux que me résoudre à la fixée. Mon attention lui est maintenant toute acquise.
Le reflet orangé du soleil couchant sur l’herbe me parvenant commence à se brouiller. Je ressens encore les caresses du vent d’automne, mais mon corps semble comme engourdie, et cette impression ne cesse de grandir.
La mélodie semble maintenant m’inviter à quelque chose. Elle ondule, calme et reposée.
Je semble déconnecté du monde. J’oublis mes sens. L’idée d’inconscience m’effleure, mais la musique m’en détache, je ne peux m’y opposer.
Ma vision s’apparente au vide, l’espace, le temps, le silence.
Mais toujours au-dessus résonne la mélodie. Elle m’emmène, de plus en plus loin. Suis-je en moi, ou dans une réalité parallèle ?

Mais ces préoccupations, ces questionnements semblent peu à peu superflus.
La beauté s’impose à mes yeux. La musique se fait plus claire, la couleur apparait.
Qu’importe de partir en terre inconnue tant cette sensation est enivrante et merveilleuse. Je me laisse donc entraîner, sans résistance, à explorer ainsi les profondeurs de monde âme, ou celles du cosmos.
Des ombres se dessinent, jouent avec la lumière, tourbillonnent et m’entourent. Mes ces ombres ne m’inspirent pas de rejet, de peur, non. Je les apprécie, elles me réconfortent.
Une étoile apparait, les faisant disparaître. Elle brille. Cette luminosité m’intrigue, me trouble.
Le rythme semble changer. Il s’accélère.
L’inquiétude me prend. La peur apparait. Une sensation de froideur grandit en moi. Est-ce cela la mort ? Ou bien la vie ? Notre existence est elle si froide ? Cela s’apparente-t-il à la folie ? L’âme égarée, l’être vidé, les sensations oubliées ?
Mais persiste cette idée de beauté associée à la mélodie, impression constante, éternelle, sublime et fantasmée.

Déjà elle m’emmène vers d’autres horizons. Elle se fait nette, cuivrée, jaune, ronde. Elle rebondit, s’amuse. J’oublis le passé, et avance.
Elle semble se matérialiser en une boule, qui vagabonde. Elle avance, joyeuse, et je la suis, joyeux. La chaleur semble la caractériser, la tiédeur du chez soi, la familiarité d’un lieu connu, paisible.
Puis elle s’arrête. La matière disparait. Elle tombe. Je tombe.
L’univers défile devant moi. La lumière disparait. Le doute explose, la peur s’impose. L’obscurité reprend sa place. La musique résonne, ondule, écrasée. Elle s’éloigne, elle s’estompe. Le silence s’instaure. L’incohérence parait ordonnée, l’extravagance parait raisonnée.
J’ouvre les yeux.

samedi 19 septembre 2009

Strapping Young Lad, City, ou comment se prendre un pain dans la gueule

City

Hey toi, l'auditeur lambda, pose un oeil sur cette galette et tu découvriras ...




Les mégalopoles. Leurs stress, leurs pressions, leurs violences, leurs démences et leurs industrialisations à outrance.




Autant d’éléments que tenait à décrire avec son second album en solo, définitivement envolé du nid d’or de Steve Vai et sous la bannière aussi étrange que barré de Strapping Young Lad. Bercé par la folie la plus pure et la plus grandiloquente, Devin n’a jamais tout à fait compris le sens de son œuvre, comme étranger de son succès personnel et apercevant avec un désarroi presque complet que "City" allait devenir la référence de toutes une génération ralliée à la cause d’une brutalité exacerbée sous une couche atmosphérique aussi splendide que complexe.

En véritable alchimistes et génies fous, Devin et son fidèle lieutenant, l’incroyable batteur Gene Hoglan sont parvenus à révolutionner dans l’ombre un genre qui commençait à lutter pour sa survie et se demandait comment ne pas être dans l’obligation de se mordre la queue. Face à une scène alors extrêmement urbaine avec notamment Korn ou Machine Head (qui se préparait à dégringoler de son fauteuil d’empereur !), S.Y.L frappa dans son parfait opposé ; là où la complexité et la furie n’avait d’égale que la simplicité d’accès et la fluidité de la musique.

Et pourtant, "City" n’acquit son statut légendaire que quelques années suivant sa sortie. Les métalleux, tous plus occupés à attendre le décollage de Slipknot ou les délires de System Of A Down , passèrent outrageusement à côté de ce chef d’œuvre destiné à trôner jusqu’à la nuit des temps au panthéon des albums intemporels et inestimables. Commençons par le commencement.

La production de cet album, en partie responsable de son impact. Qui pouvait se vanter de posséder un mur sonore aussi violent et impulsif avant "City" ?
Qui pouvait se targuer d’avoir infligé à tout le monde une leçon aussi grande avant lui ? Daniel Bergstrand, le responsable de cette monumentale claque n’avait jusqu’alors pas démontrer autant de savoir faire avec Meshuggah, mais cet opus, que l’on pourrait rapprocher de l’esprit du Fear Factory de l’époque, restera comme un exemple, un cas d’école pour tous ceux rêvant de prouesses sonore aussi poussées, aussi extrême oserais-je dire.
Car être capable de mixer un cinglé comme Devin se révélerait aussi périlleux que de tenter de comprendre son art dans les fondements.


Une masse sonore aussi compacte qu’audible, comme un énorme et imprévisible poing détruisant votre mâchoire maculée de sang, aux délires imprévisibles et expérimentations industriels presque toutes différentes, et réalisées dans une volonté de faire respirer la musique et non l’étouffer comme on pourrait le croire, simplement pour faire vivre un déluge de brutalité si grand qu’il pourrait en devenir incohérent.
Incohérent Devin ? Jamais.

La première baffe se nomme "Velvet Kevorkian" et se retrouve terminée aussi vite qu’est s’est plantée dans notre visage. Intro massive, dévoilant le spectre sonore si spécifique à l’album, provoquant un sentiment d’oppression et de domination de la musique sur l’auditeur n’ayant déjà plus aucun contrôle sur lui-même.

Les premières interventions vocales de Devin se font entendre au loin, comme étouffées par une technologie encore incontrôlée puis… "All Hail the New Flesh".
Monstre musical d’une densité sonore quasi indescriptible, il dévoile un album en contact perpétuel avec le précipice, ce ravin sans fond qui nous condamnerait à errer pour toujours dans les méandres de la folie la plus pure et représentative de l’homme dit moderne.
Devin hurle comme personne ne l’avait fait avant lui, comme si chaque hurlement était un soulèvement de masse, une prise de conscience sur la triste vérité sociale nous entourant, tandis que Gene atteint une rapidité si démentielle que la batterie ne parait plus humaine mais fortement mécanique.

Mais ce qui impressionne sur ce titre est probablement la multiplicité des claviers. En nappes, industriels grinçants ou encore simplement pour fluidifier le son, ils se placent comme un élément indispensable de la production de "City".
Cette impression de se faire écraser par un char (recette qui fera le bonheur de Gojira par la suite !), AHTNF est aussi beau et majestueux que fou et brutal.

Brutal ! "Oh My Fucking God" ou l’expression la plus singulière et noble de la brutalité barge, démentielle et inhumaine de S.Y.L. Ultra rapide, des riffs d’une violence inouïe, une double pédale vous massacrant littéralement les tympans, une basse accompagnant la charge et surtout un Devin impérial et bestial.
Une démence quasi grind par moment, mais également un des phrasé les plus rapides et inhumain qu’il m’est été donné d’entendre pour atterrir sur un refrain massif, mélodique ( ?) comme une source d’espoir avant de sombrer définitivement dans le déséquilibre mental habitant l’intégralité de cet album.

Souvent qualifié de noir, la violence présente pendant ces quelques trente huit minutes ne représente pourtant rien de particulièrement malsain (quoi que les vomissements caverneux de "Oh My Fucking God" ne laisse jamais indifférent !) mais divinement cinglé, qu’une âme normal n’aurait de toute façon pas pu écrire ni enregistrer, autant empreint de spontanéité que de perfectionnisme.

Car loin de proposer une lecture monolithique, "City", comme toutes œuvres dignes de ce nom, possède un panel de lectures toutes aussi différentes que passionnantes.
Certains pourront se limiter à l’impact premier, la violence indescriptible, la puissance dantesque et la folie barge habitant chaque ligne de chant et chaque partie de batterie.
L’on pourrait alors classer "City" comme un album bourrin, très bourrin.

Mais nous pourrons aussi nous pencher sur la musicalité du contenu, la technicité ou encore la richesse si importante que les centaines d’écoutes ne suffisent pas à en faire le tour convenablement et exhaustivement.
Prenons "Home Nucleonics", probablement le titre le plus direct et fou à lié.
Son écoute est un moment purement jouissif, ses solos un destructeur de clavicules et ses attaques de Gene aussi incroyables qu’injouables.
Mais son approfondissement est tout aussi intéressant, comme par exemple l’épanchement de schizophrénie proprement terrifiant de Devin sur le pont, après le déluge de sonorités avant-gardistes accompagnant les solos.

Brutal dans la forme, dérangeant dans le fond.
Mais passer sous silence "AAA" serait également un blasphème. Premier apaisement sonore de l’album, il dégage une pression d’autant plus forte que le tempo à considérablement ralenti, pour alourdir une atmosphère plus polluée et invivable que jamais nous retrouvant face à un Devin aussi énervé que désabusé, hurlant une colère et non une haine, une incompréhension face à une intelligence humaine à jamais bafouée.

Tandis que S.Y.L réarrange de façon très personnel le "Room 429" du défunt groupe de rock Cop Shoot Cop, il me semble opportun de décrire un dernier titre, surement le plus impénétrable et laissant le sentiment le plus contradictoire, car continuellement figé entre démence et raison : "Underneath the Waves".
Une nouvelle fois d’une rapidité excessive, c’est encore le chant qui subjugue, coincé entre la folie la plus pure, le déchainement des passions (quel refrain ! Magnifique où l’équilibre entre la brutalité mariée aux claviers et chœurs est à son paroxysme !) et la raison, la compréhension et la l’acceptation de sa propre déchéance.
Les arrangements indus apportent une couleur spatial et très étrange au morceau, dont seul Devin pourrait être le chanteur.

L’unique et minime dérapage pourtant très contrôlé pourrait prendre la forme d’un "Spirituality" légèrement inutile mais ouvrant un passage, une porte vers ce que deviendra "Ocean Machine" et "Infinity" une fois Devin en proie à ses démons intérieurs l’envoyant tout droit dans l’enfer de l’univers carcéral psychiatrique.

La folie fut analysée comme étant une part active du subconscient par Freud, elle fut écrite par Baudelaire dans des poèmes si noirs que la politique les prohibera pour cause d’atteinte à la moralité.

Devin Townsend entra dans l’histoire comme étant l’homme ayant réussi à capter au plus près cet état à travers les sons et à l’immortaliser de façon auditive.

Devin Townsend, que je considère donc comme un très grand artiste, n'en a pas fini avec la musique et revient nous en mettre plein les oreilles avec son nouveau projet comprenant 4 albums dont Ki déjà sorti et qui savère tout bonnement excellent.

Texte de Sir.Eternalis, je n'ai fait que transformé 2-3 trucs, tout le mérite lui appartient.
Musique écoutée pendant la pseudo-rédaction : Ocen Machine, Alien, City de Devin townsend et Strapping Y

lundi 13 juillet 2009

Avant propos dossier sur le japon et sa culture, ou comment parler de sa passion tout simplement

Tiens et si nous parlions d'une de mes passions, les mangas, la japanime et la culture japonaise.
Vaste programme n'est-ce pas ?
Je pense donc décomposer ça en plusieurs billets :

1 - le manga (et son rapport à la BD)
2 - Les animés en rapport aux mangas, quels apports ?
3 - Les jvs et le Japon
4 - La culture japonaise (que l'on pourra comparé à l'Asie) vis-à-vis de la culture occidentale

Cette pseudo étude/ réflexion est purement personnelle et j'écrirais tout cela avec le seul but de me faire plaisir (et pourquoi pas aux lecteurs). Aucune prétention quand à la visée, l'exactitude de mes propose, ce sont des opinions personnelles qui n'engagent que moi.

Pour introduire d'une manière somme toute classique on peut se demander pourquoi cette culture et ces produits sont aussi présents de nos jours en occident. Car après tout, bien que la mondialisation batte son plein, le Japon est quelque peu éloigné de nos contrés. C'est donc qu'il représente quelque chose de spécial dans la pensée commune (ou tout du moins la pensée commune des personnes comme moi) et qu'il apporte quelque chose de différent des habitudes occidentales en ces domaines (d'où le futur parallèle avec la bd notamment franco-belge, et les comics américains).
De plus, le récent évènement de la Japan Expo montre bien que ce petit monde à le vent en coupe. Une foule tout simplement impressionnante rendant bien compte de l'impact de cette culture en France pour l'exemple.
Bref intéressons nous à tout ce "phénomène" qui n'est pas nouveau mais dont l'empleur commence à se faire bien remarquer.